jeudi 1 septembre 2011

Une archéologie du savoir

Je rappelle que je ne fais pas de pédagogie. Elle est déjà constituée à l’intérieur des exercices que les maîtres nous ont légués. Ils constituent à la fois les directions routières et les bornes kilométriques au long de la Voie. L’enseignant est poussé à intervenir plus mais ce faisant, il se substitue à la transmission qui dort dans les techniques. Il faut au contraire que l’élève réveille cette connaissance, qu’il embrasse cette endormie, qu’il procède à une archéologie du savoir.

La seule pédagogie que je reconnaisse dans les arts martiaux est le seiho lui-même, littéralement « conduire l’énergie » : la technique. La technique est le lieu où les maîtres ont déposé leurs connaissances. Le budo, Voie des Arts Martiaux, étudie le Tao à travers la perception des principes et les principes sont manifestés par les techniques. Si l’étude prend pour point de mire les techniques, si la pédagogie est une préparation à l’acquisition de gestes, si le professeur doit rendre abordable le mouvement, alors quand aborde-t-on le budo et ses principes ? Je pense qu’il faut laisser à la technique toute sa difficulté car elle est elle-même un enseignement. Un nouveau venu m’a déjà dit que mon enseignement était difficile. Je lui ai demandé qu’il me nomme un art martial facile …

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