jeudi 25 août 2011

L'art martial nous réinsère dans le long terme, seul temps du devenir

Mes élèves sont nombreux. J’ai beaucoup d’enfants et d’adolescents. Mais j’y vois ceci :
Pour les enfants, j’interprète l’adhésion massive à mes cours comme la validation de l’étude de la Voie par les parents et les enfants. Je crois que le budo garde son actualité même en cette période de crise. Je pense que notre époque est tournée vers une pensée de la crise comme cadre d’une conception du très court terme. Nous passons d’une crise alimentaire à une crise financière ; avant, nous avions la crise morale et la crise de civilisation ; demain, la crise de répartition et la crise de légitimité. Le budo nous réinsère dans le long terme qui est le seul terme où peuvent s’inscrire une éducation, un projet et un devenir. J’ai entendu qu’en cette période, il était normal que le loisir ne soit pas prioritaire dans le budget familial. Mais peut-il y avoir un projet familial sans éducation, un projet sans un devenir ? Le budo n’est pas un travail ni un loisir, ni production ni une perte de temps. Il est une étude. Pour ces raisons, mes élèves sont nombreux et assidus.

Pour les élèves adultes, la rigueur de mon enseignement, de mon adhésion aux bases et de mon exigence à étudier tous les domaines du budo, fait que je suis toujours étonné de les trouver aussi nombreux à mes cours. Ils comprennent qu’il ne s’agit pas d’apprendre vite mais profondément. C’est bien pour cela que je les trouve si nombreux malgré qu’ils ne soient pas si présents toute l’année. Même s’ils étaient réduits à une seule personne, je les trouverais encore nombreux pour une pratique aussi exigeante.

Lire l'intégralité du texte : http://www.lebujutsu.net/articles.php?lng=fr&pg=3075

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